Qu’en est-il de la valeur ajoutée des Chinois?

21 janvier 2010 par Pascal Veilleux

Depuis plusieurs années, on parle beaucoup de la mondialisation des marchés, de pays émergents et, plus particulièrement, de la Chine. On parle de migration des emplois et de transformation du marché du travail. Dans un contexte économique difficile, il est inquiétant de voir que cette nouvelle puissance mondiale continue sa croissance, alors que les différentes puissances occidentales ont, quant à elles, beaucoup de difficultés à s’en sortir.

La migration des entreprises manufacturières inquiète. Les Chinois sont, de loin, meilleur marché dans le domaine de la fabrication. Qu’en est-il toutefois de la qualité des produits? de l’apport direct des Chinois dans la valeur ajoutée que ceux-ci procurent aux produits? La question mérite d’être posée.

D’un point de vue économique, l’article « Derrière les records chinois » tente de mettre en lumière cette question :

Les exportations de la Chine constituent un des moteurs de sa croissance même si leur part dans les richesses produites est passée de 36 % en 2007 à 24 % en 2009. [...] il faut rappeler que plus de la moitié des exportations dites chinoises sont réalisées par des multinationales étrangères. « Une grande partie des activités d’exportation chinoises, souligne Tom Holland, dans le South China Morning Post, n’est en fait que du commerce de transformation, le montage de composants fabriqués ailleurs. En conséquence, la valeur ajoutée de l’industrie chinoise est relativement faible. L’exemple le plus célèbre est celui de l’iPod américain, qui est expédié des usines chinoises à 150 dollars pièce alors qu’il ne reste que 4 dollars de valeur ajoutée sur le continent. » L’exemple est un peu extrême, mais reste que cela donne une idée du chemin à parcourir pour que l’empire du Milieu maîtrise la chaîne de valeur!

Il faut toutefois faire attention. La Chine investit beaucoup dans son économie locale et dans son système d’éducation. La valeur ajoutée provient encore de multinationales étrangères, mais on forme actuellement des Chinois aux différents métiers liés au savoir. Dans combien de temps les Chinois nous devanceront-ils sur ce plan aussi?

Selon les données officielles, les 20 millions de migrants jetés à la rue au début de l’année dernière auraient aujourd’hui retrouvé un emploi dans leur zone rurale ou dans leur province d’origine ou dans les bassins d’emplois officiels (note de conjoncture de l’ambassade de France à Pékin). En revanche, les jeunes diplômés paraissent toujours avoir beaucoup de difficultés à trouver un travail.

Il nous reste encore du temps pour réagir, comme le démontre cette statistique, mais dépêchons-nous.

Un commentaire pour “Qu’en est-il de la valeur ajoutée des Chinois?”

  1. compta dit :

    Nous sommes dans un pays sous développé mais notre marché est envahi par des produits chinois. Même les produits de grande marque sont marqués made in China. A mon avis, la Chine se fout de la valeur ajoutée.

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