Archive pour la catégorie ‘Outils de la qualité’

Une idée originale pour renforcer le sentiment d’appartenance et de fierté des employés

Jeudi 11 février 2010

Canlyte (une marque du groupe Philips) avait le désir de créer une nouvelle activité en lien direct avec ses valeurs culturelles et familiales. Elle cherchait ainsi à accroître et à renforcer le sentiment d’appartenance de ses employés et de leurs familles.

L’entreprise y est tellement bien parvenue que l’activité retenue lui a valu un coup de cœur du jury (catégorie « persévérance ») lors du dernier Salon sur les meilleures pratiques d’affaires.

De quoi s’agit-il ?

Un employé a eu l’idée de mettre en vedette les enfants des employés. Après avoir soumis l’idée au service des ressources humaines, le projet a été mis de l’avant. Pour ce faire, un comité a été mis sur pied et les idées suivantes ont été retenues:

  • Organiser tous les deux ans un atelier de peinture avec les enfants dans le but premier d’augmenter la fierté des employés.
  • Créer la Galerie d’art des enfants de Canlyte.
  • Les toiles des enfants sont exposées dans des lieux fréquentés par les employés, les fournisseurs et les clients.
  • Renouveler la collection tous les deux ans en suggérant une nouvelle thématique en lien avec les valeurs de l’entreprise.
  • Procéder à une visite officielle, une fois par année, avec les parents et grands-parents.

« Notre but premier est de conserver nos employés le plus longtemps possible au sein de notre organisation. Pour ce faire, nous avons mis en place différents types d’activités sociales durant et après les heures de travail, afin d’augmenter le sentiment d’appartenance à l’entreprise. »

Ce projet permet également d’atteindre d’autres buts : impliquer encore davantage les employés dans l’organisation de l’activité, accroître leur participation et celle de leurs familles, affermir leur sentiment d’appartenance et fortifier leur fierté de travailler chez Canlyte à la concrétisation des valeurs organisationnelles.

On peut dire que les résultats ont grandement été atteints !

Pour plus de détails, consulter les archives sur le projet présenté ou encore les fiches-outils suivantes:

Comment un éminent expert de la gestion du temps organise son espace de travail… ou un bon exemple de 5S bureau.


Vendredi 9 octobre 2009

Voici une vidéo que j’ai découverte sur le site lifehacker nous présentant comment David Allen, l’auteur du livre Getting Things Done, utilise son environnement de travail. On voit très bien que M. Allen prêche par l’exemple, spécialement dans l’organisation de son espace de travail. C’est pour moi un bel exemple de 5S bureau. À noter, sur la table de travail, deux articles inusités mais combien utiles pour ce spécialiste : une machine à étiqueter et… un sablier !

Pour plus d’informations sur la méthode 5S, référez-vous à la fiche outil détaillée Méthode d’organisation 5S ou à notre billet Méthodologie 5S, la base d’une démarche qualité.

Des fiches outils détaillées… et gratuites !

Lundi 21 septembre 2009

Eh oui ! Les fiches outils sont maintenant gratuites, donc accessibles à quiconque visite le nouveau portail du Mouvement québécois de la qualité. Rappelons que ces fiches présentent de manière synthétique un moyen ou un instrument conçu pour réaliser de façon efficace une tâche précise.

Les fiches, anciennement les outils de la qualité et les outils PVA, sont maintenant réunies dans le Centre de connaissances. N’hésitez pas à les consulter autant de fois que vous en aurez besoin. Vous y trouverez une véritable mine d’informations vous permettant d’améliorer vos processus et façons de faire.

Vous pouvez retrouver les fiches outils par ordre alphabétique ou encore par thème sous la rubrique Outils et méthodes en bref.

Par exemple, vous avez entendu parler du kaizen, terme fréquemment utilisé depuis les dernières années, et vous aimeriez en savoir plus. Vous allez dans Outils et méthodes en bref, sous les lettres K-O, et sélectionnez la Méthode kaizen. Vous pouvez y lire une brève description de l’outil pour ensuite consulter la fiche détaillée.

Les fiches outils vous expliquent dans quelles circonstances l’outil peut être utilisé, en plus de présenter une méthode d’utilisation et de fournir des exemples concrets. Vous aurez donc en main les informations vous permettant de mettre en application cette méthode dans votre entreprise.

À partir de là, il se peut que vous ayez besoin d’un aide externe pour la réalisation de mandats utilisant les fiches outils gratuites, ou encore pour implanter certains de ces outils dans le cadre d’une démarche d’amélioration continue. Une autre partie du portail pourrait alors vous être d’une grande utilité : la section Consultants Québec, qui offre la possibilité de choisir une firme-conseil correspondant à vos besoins selon différents critères. Ces firmes sont passées par un processus de qualification réalisé de manière indépendante et basé sur le degré de satisfaction de leur clientèle.

Je ne saurais trop vous encourager à aller découvrir ou redécouvrir les outils proposés par le Mouvement québécois de la qualité. Ils pourraient vous mener loin !

Commençons avec un peu d’humour

Jeudi 18 juin 2009

Alors, voilà ça y est, mon premier billet sur le blogue du Mouvement québécois de la qualité. Tout d’abord, merci beaucoup à Marie Franc son introduction et pour sa confiance. Pour me connaître un peu plus, allez consulter mon profil LinkedIn et suivez-moi sur Twitter.

Je voulais débuter avec une touche d’humour… afin d’amener un sujet qui n’est pas toujours passionnant.

Et oui, le travail standard, le maintien des instructions de travail et l’accueil des nouveaux employés sont des tâches souvent négligées en entreprise. Pourtant, l’amélioration continue passe par l’optimisation des méthodes de travail. Donc s’il n’y a pas de méthodes, on ne peut pas optimiser!

Le travail standard est donc l’implantation de procédures et d’instructions de travail qui permettent aux employés de savoir à quoi se référer lors de l’exécution d’un processus ou d’une tâche de travail. Cela étant dit, certains pourront croire cela possible seulement pour les entreprises manufacturières. Pourtant, il n’en demeure pas moins qu’une telle approche au travail peut être très rentable pour tous les types d’entreprises.

Que ce soit pour la standardisation de la production sur une chaîne de production ou pour la procédure de création d’un client dans une base de données, le travail standard a plusieurs avantages qu’on remarque très vite :

  • transférer plus facilement le savoir-faire entre pairs
  • améliorer la formation et l’intégration des nouveaux employés
  • faciliter la réalisation des tâches afin de toujours bien faire du premier coup à tout coup
  • favoriser la rotation des employés sur les différents postes de travail
  • faciliter la résolution de problèmes.

En 2009, à l’ère du Web 2.0, la meilleure façon de gérer les instructions de travail dans une équipe mature est d’utiliser un wiki. Le wiki permet à tous les employés de travailler dans un environnement qui promeut la collaboration. Un employé qui a une nouvelle tâche à effectuer pourra alors se rendre sur le wiki, visualiser l’article de la tâche et voir ce que ses collègues ont inscrit à son sujet. De plus, celui-ci pourra améliorer l’article s’il découvre des améliorations à cette tâche. Le wiki maintenu à jour permettra donc à toute l’équipe de connaître en temps réel la meilleure façon d’exécuter une tâche. Par exemple, un représentant commercial qui essaie une nouvelle technique de vente avec un client et qui obtient un succès phénoménal peut ensuite aller ajouter cette technique à la procédure de prospection de clients.

Et vous, utilisez-vous les instructions de travail ? Dans quel environnement ? Quel est l’impact sur la productivité de votre organisation ?

Notre blogue en amélioration continue

Vendredi 6 février 2009

Manager-Go, un site de référence qui répertorie les meilleures sources d’information sur le management pour les différentes fonctions d’entreprise, a ajouté cette semaine le blogue du Mouvement à ses sources d’information. Voici le message reçu:

En effet, le contenu que vous proposez présente une valeur ajoutée dans le domaine du management, il est référencé notamment dans les rubriques : Amélioration continue; Lean Manufacturing

Je suis très heureux de ce vote de confiance qui nous amènera un achalandage supplémentaire et un meilleur référencement Internet. Ce vote de confiance s’ajoute aux quelque 4 500 visiteurs depuis le lancement du blogue en octobre dernier, la moyenne de visites hebdomadaires est maintenant de 350 à 400. Je vous invite à faire connaître ce blogue auprès de vos collègues et à vous abonner par courriel ou par fils RSS pour être informé de la parution de nouveaux billets.

En guise de bilan, voici le Top 5 des billets les plus lus :

  1. Nouvelle version pour la norme ISO 9001
  2. Méthodologie 5S, la base d’une démarche qualité
  3. Lean ou Six Sigma: deux approches prisées!
  4. Développement de contenu et sagesse des foules
  5. Une première enquête auprès des entreprises lauréates

Vos commentaires

Beaucoup ont pris le temps d’émettre des commentaires aux billets, mais la plupart l’ont fait par courriel. Ce que j’apprécie. Par contre, je vous invite à laisser vos commentaires directement sur le blogue pour que chacun puisse vous lire et réagir et pour en faire profiter l’ensemble de notre communauté d’intérêts. Vous n’avez pas idées à quel point vous partagez les mêmes préoccupations et les mêmes défis. De partager vos réflexions sur le blogue permettra à d’autres d’interagir et peut-être de vous aider. Je vous rappelle que notre site Internet qui sera en ligne bientôt sera participatif et constitué de réseaux d’échange.

Blogoliste et références Delicious

Certains auront remarqué l’ajout d’une liste de blogues (blogoliste) en anglais qui s’ajoutent aux blogues en français. Comme le Mouvement a un souci de fournir l’information sur la gestion de la qualité et sur toutes les pratiques en amélioration continue en français, je vous propose d’utiliser le widget Google traduction pour suivre en français les blogues en anglais. Le traducteur est de bonne qualité, avec quelques erreurs d’interprétation, mais il permet de lire en français en gardant à l’esprit qu’il s’agit d’une traduction automatisée.

Cliquez sur ce lien et inscrivez-y l’URL du site, son adresse, un simple copier-coller suffit pour obtenir une traduction instantanée.

Pour découvrir d’autres blogues, sites Web et magazines en ligne, consultez nos références Web colligées sur le compte du MQQ sur Delicious, nous y avons répertorié plus de 250 références et nous continuons de l’alimenter chaque semaine.

La gestion des idées rapporte, qu’attendez-vous?

Jeudi 22 janvier 2009

La mise en place d’un programme de gestion des idées en entreprise est un élément essentiel d’un système d’amélioration continue. L’objectif d’un programme de suggestions/solutions est double, d’une part créé l’engagement des employés envers l’entreprise et leur travail et d’autre part améliorer constamment les processus et réduire les gaspillages. Bref, avoir une attention quotidienne sur les manières de faire pour faire encore mieux, toujours mieux!

Un tel programme structure la gestion des idées afin de faire émerger les suggestions des employés, de les recueillir systématiquement pour les implanter le plus rapidement possible dans le but d’améliorer la performance de l’entreprise et favoriser le sentiment de fierté des employés qui contribuent au succès de l’entreprise. C’est pour cette raison qu’un programme de gestion des idées doit comporter un plan de reconnaissance.

Fidéliser les employés, une priorité

C’est le titre d’un article récent du journal Métro, Fidéliser les employés, une priorité, qui rapportait que dans la conjoncture économique les employeurs cherchaient à retenir leurs talents, leurs meilleurs employés et que c’était là leur priorité.

Selon les résultats, 35 % des cadres supérieurs interrogés ont indiqué que la fidélisation du personnel était leur principale préoccupation en ce qui concerne les effectifs. Quelque 23 % ont mentionné que le moral des employés leur importait, alors que le recrutement a été évoqué par 22 % des répondants. Enfin, la productivité arrive quatrième, avec 17 %.

La gestion des idées en entreprise est un programme efficace pour répondre à ces préoccupations, puisqu’en faisant appel à l’intelligence des employés et à leur capacité de résoudre des problèmes concernant leur travail, les employeurs stimulent leur engagement, leur appartenance à l’entreprise et le sentiment de satisfaction. Les entreprises qui détiennent un tel programme se donnent un avantage concurrentiel quant à leur main-d’œuvre, mais également quant à leurs processus et leurs façons de faire, parce qu’elles tendent à offrir plus de valeur à leurs clients. Tout le monde y gagne.

Comment mettre les idées à profit

Il faut s’attarder aux idées les plus simples. Ce sont elles qu’il faut faire émerger, car elles sont plus faciles à implanter et plus rapidement. C’est là une des clés de succès de plusieurs entreprises qui visent l’excellence et où chaque employé génère jusqu’à une cinquantaine d’idées par année. Voilà un exemple d’intégration des principes de qualité dans la culture d’une entreprise. Le diable est dans les détails dit l’expression populaire. La preuve est faite, CQFD.

Voici les étapes simplifiées d’une mise en œuvre d’un programme de suggestions / solutions telles que démontrées dans la formation de Daniel Ravary, coordonnateur Assurance qualité chez Canlyte et formateur au Mouvement québécois de la qualité.

  1. Mettre en place un comité directeur pour structurer le programme
  2. Nommer les coordonnateurs pour gérer le projet
  3. Établir les objectifs du programme
  4. Élaborer le programme
    1. Préciser les modalités
    2. Établir les critères de recevabilité des idées
    3. Définir les étapes du processus, de l’idée à la réalisation
  5. Choisir un système adapté pour recueillir et gérer les idées
  6. Donner un nom au programme pour mieux le promouvoir
  7. Promouvoir et communiquer le programme régulièrement
  8. Établir des critères de mesure
  9. Procéder au lancement du programme avec tous les employés.

La Gestion des idées au cœur de l’amélioration continue

Peu importe, la façon dont vous adopterez ce programme, l’important est de ne pas limiter ou restreindre la participation ou le type d’idées. On enverrait alors un message contraire aux objectifs et aux principes de l’amélioration continue et on diminuerait l’attrait des employés à participer. Le plus grand nombre de participants génèrent encore plus de suggestions et de solutions.

Même si vous êtes un gestionnaire extraordinaire, une coordonnatrice hors pair, vous n’arriverez jamais à déceler et identifier des problèmes ou des occasions d’amélioration comme 30, 50 ou 200 personnes peuvent le faire et encore moins, les implanter comme eux peuvent le faire. Parce que pour déceler le potentiel d’amélioration, vous ne pouvez être sur tous les postes de travail pendant des heures. Il vous faut implanter un système de gestion qui recueille les idées des employés afin de réduire les coûts, améliorer l’efficacité et faire de l’amélioration continue un engagement d’équipe. Alors, qu’attendez-vous pour agir?

Inspirez-vous de ces entreprises :

Voici des exemples d’implantation de la gestion des idées en entreprise présentés au Salon sur les meilleures pratiques d’affaires en 2007 et en 2008. Des entreprises comme Canlyte et Paccar font figure de pionnière dans la gestion des idées des employés, ayant implanté, depuis une dizaine d’années, leur programme.

Exemples de meilleures pratiques en gestion des idées:

View more presentations or upload your own. (tags: idées kaizen)
Références essentielles et incontournables:

DVD Gestion des idées en entreprise. Je vous recommande fortement de visionner ce DVD qui présente les principes fondamentaux des programmes de suggestions et de solutions en entreprise, avec justement les exemples concrets des quatre premières entreprises que je viens de mentionner.

Formation Gestion des idées en entreprise offerte par Daniel Ravary au Mouvement québécois de la qualité. Pour apprendre la démarche à suivre, les conditions essentielles à respecter, les trucs et astuces pour contrer les obstacles et implanter un programme efficace et mobilisateur.

Livres de référence:

Article de Daniel Ravary dans le plus récent numéro de Forum Qualité : Programme de suggestions et de solutions. Vous êtes assis sur une mine d’or le saviez-vous?

La Boîte à idées 2.0 est un logiciel simple pour recueillir et gérer les idées. C’est une application gratuite préparer par NSI Solution, mais dont chaque utilisateur peut l’adapter à ses propres besoins. Téléchargez la ici.

Aussi, lire mon article dans Forum Qualité sur le sujet et la série de billets de Pascal Veilleux sur son blogue.

Choisir l’amélioration continue en temps de récession pour réduire le gaspillage

Lundi 19 janvier 2009

Dans le contexte actuel d’un ralentissement économique et de récession, on pourrait s’attendre à ce que les entreprises réduisent au minimum leurs investissements, reportent leurs projets qualité déjà planifiés. Selon un sondage sommaire de l’ASQ, How economic recession is affecting quality activities, certaines entreprises répondent à ce portrait, mais, fait surprenant, certaines autres redoublent d’effort pour creuser leur avantage compétitif. Le constat du sondage est qu’il y a deux types de réponse à la crise actuelle et qu’elles sont situées à chacun des bouts du spectre.

“The really good news, if there is a silver lining in these times, is that while some
companies are shrinking back into their shell, other organizations are moving decidedly
in a forward-looking direction,” Rapport de l’ASQ, p.3

Stratégie 1 : Réduction des coûts et du gaspillage

Bien que la réponse soit diamétralement opposée quant aux solutions à adopter, une forte majorité d’entreprises s’accorde pour dire que les éléments les plus critiques à surveiller sont la réduction des coûts, devenir plus efficient, réduire le gaspillage et ultimement réduire les effectifs en main d’œuvre.

Il me semble évident que la réduction de la main d’œuvre vient d’un impératif strictement économique et non stratégique, puisque le contexte est une occasion de les mettre encore plus à contribution pour réaliser et appuyer une véritable stratégie en gestion de la qualité, soit réduire les coûts, le gaspillage et augmenter l’efficacité opérationnelle. Ce sont les employés sur le terrain qui sont certainement les mieux placés pour suggérer des améliorations aux processus actuels et appuyer des approches comme le Kanban, l’approche 5S ou pour alimenter un programme de gestion des idées en entreprise.

Pascal Veilleux suggérait justement dans un de ses billets le Kanban comme moyen de réduction des stocks et de meilleur contrôle des matières. Cet automne, je présentais les grandes lignes de la méthodologie 5S pour diminuer le gaspillage en temps et en espace.

Le dénominateur commun de toute démarche qualité, de toute approche ou méthode implantée en entreprise est la participation des employés impliqués dans les processus touchés. Les travailleurs étant les meilleurs conseillers pour suggérer des solutions pour améliorer un processus et surtout pour réduire le gaspillage et les coûts en général. Les entreprises comme Toyota qui intègrent à leur culture d’entreprise la participation des employés détiennent un levier supplémentaire d’amélioration continue.

Stratégie 2 : Réduire les effectifs, la formation et les budgets qualité

Alors que certaines entreprises s’attardent à s’améliorer en continu, d’autre on fait le choix inverse en réduisant la main-d’œuvre de manière plus importante plus de 50 % des entreprises réagiront par cette mesure. Les autres mesures étant la diminution de la formation et des budgets d’activité en qualité. Ces mesures répondent surtout à la baisse de la demande de la part des clients dans le but d’améliorer leur bilan.

Quelle stratégie choisir?

Le choix n’est pas toujours facile ou possible pour les dirigeants, les pressions à court terme étant importantes. Par contre, il est clair que la stratégie de réduction des coûts à non-valeur ajoutée ou intrinsèque au processus d’affaires est plus rentable que la simple réduction des effectifs et de leur formation. Qu’adviendra-t-il de la position concurrentielle de ces entreprises après la crise? Poser la question s’est y répondre dit-on!

Lean ou Six Sigma: deux approches prisées!

Jeudi 27 novembre 2008

Depuis la parution d’un court article, Why Six Sigma Is on the Downslope, dans le Harvard Business publishing au début de 2008, les groupes sur Linkedin et Facebook reprennent le débat pour déterminer laquelle des deux méthodologies Lean ou Six Sigma est la meilleure. C’est Tom Davenport, ce spécialiste du knowledge management et des technologies de l’information (TI), qui a lancé le pavé dans la marre en annonçant que la méthodologie Six Sigma est en perte de vitesse avec cinq arguments massue teintés d’un peu de mauvaises fois :

  • La base statistique n’est que de la poudre aux yeux et n’améliore pas vraiment les processus
  • La méthode ne tiendrait pas compte des TI
  • Le Six Sigma est élitiste, étant basé sur le pouvoir des experts ceinture noire
  • La méthode n’apporte que des améliorations « incrementales » et non de réelles percées
  • Elle est peu profitable en innovation.

Malgré tout, l’auteur considère que la méthode Six Sigma avec un amalgame d’autres outils, particulièrement l’approche Lean, est bénéfique pour les organisations qui l’applique avec rigueur.

Il faut dire que le débat qui a perduré des années sur plusieurs forums comme celui de iSixSigma s’est maintenant déplacé sur les réseaux sociaux, et c’est d’autant plus vrai depuis la parution de ce petit brulot. D’autant plus vrai que cet été, une statistique annonçait que la demande de professionnels ayant des compétences sur les principes du Lean croît plus rapidement que celle des Six Sigma. Il est à noter que les deux compétences sont les plus prisées actuellement sur le marché, c’est ce que rapportait le LeanBlog suite à un sondage du Avery Point Group.

Les deux méthodes ne sont pas aux antipodes et sont très souvent utilisées en complémentarité l’une avec l’autre. D’ailleurs, les formations Six Sigma offertes au Mouvement intègre des éléments du Lean dans son approche. D’ailleurs ans cet article, le point de vue est plus nuancé et permet de distingué les différences et similitude entre le Lean et le Six Sigma.

Le Lean en peu de mots: C’est Jim Womack qui a utilisé ce terme pour la première fois pour décrire le système de production de Toyota (TPS), afin de définir ce système qui a pour objectif de créer plus de valeur avec plus d’efficacité, donc moins de gaspillage. Ainsi, les objectifs du Lean sont :

  • Améliorer la qualité
  • Éliminer le gaspillage
  • Réduire le temps d’exécution
  • Réduire les coûts

Le Six Sigma en peu de mots: Le Six Sigma est un concept élaboré par Motorola dans le milieu des années ‘80 et a été abondamment diffusé par Jack Wech de GE. La méthodologie s’attarde à réduire les variations dans la conduite d’un processus, qu’il soit manufacturier ou de service, afin d’assurer plus de qualité aux clients. Ce qui optimise les processus et assure une plus grande satisfaction des clients. C’est la méthode DMAIC avec ses outils respectifs à chacune des étapes qui permet de déployer le Six Sigma en enteprises :

  • Définir
  • Mesurer
  • Analyser
  • Améliorer
  • Contrôle

Jim Womack a d’ailleurs mis sur pied Le Lean Enterprise Institute pour faire la promotion du Lean Management. Je souligne deux nouveautés captivantes mises en ligne cet été:

La première est une chronologie de la philosophie Lean avec ses concepts de base: Breakthrough Moments in Lean. La présentation est simple et soignée. L’autre nouveauté est ce livre électronique et multimédia (texte et vidéo intégrés): Reflections on Lean où plusieurs experts et praticiens du Lean témoignent de leur passion pour le Lean management et de son importance pour les organisations soucieuses d’offrir plus de valeur à leurs clientèles. Réellement convaincant!

Quant à l’approche Six Sigma, je vous suggère de consulter les six présentations Six Sigma offerte par l’Université Motorola (sic.) qui fait un survol des concepts et enjeux de la méthode. La vidéo qui suit montre Jack Welch en conférence démontrant l’importance de l’approche Six Sigma:

Autres références:

Formations Six Sigma au MQQ : Ceinture jaune ; Ceinture verte ; Ceinture noire

Deux guides qui résument à merveille chacune des approches et pas plus gros qu’un iPhone :

Comment accroître l’adoption du Lean Six Sigma et assurer la pérennité d’une initiative d’amélioration continue ?

Références Internet du MQQ sur Delicious: Six Sigma

Références Internet du MQQ sur Delicious: Lean

Références Internet du MQQ sur Delicious: Lean - Six Sigma

Méthodologie 5S, la base d’une démarche qualité

Vendredi 31 octobre 2008

Les 5S représentent une méthode de gestion essentielle pour amorcer une démarche qualité, de juste-à-temps ou d’amélioration continue (kaizen). Cet outil de qualité doit être développé en priorité dans les entreprises, avant toute autre démarche. Son nom est tiré des 5 opérations qui vont toutes dans le même sens, soit vers l’amélioration des poste de travail.

Cette méthode peut sembler superficielle et simplement s’attarder à effectuer un ménage systématique de l’environnement de travail. En fait, la méthode des 5S est une philosophie de gestion participative essentielle pour gérer et organiser les postes de travail, tant techniques qu’administratifs, afin d’améliorer la productivité. Voici les cinq opérations de la méthode:

1. Seiri - Débarras

Faire l’inventaire et trier tous les éléments du poste de travail et éliminer tout ce qui est inutile en l’entreposant ou en s’en débarrassant.

2. Seiton - Rangement

Ranger chaque chose à sa place, afin de garantir une plus grande efficacité du rythme de travail et pour éviter également les déplacements et la recherche inutile. Pensez au plateau du chirurgien ou chaque instrument a sa place afin d’éliminer toute erreur ou hésitation.

3. Seiso - Nettoyage

Nettoyer et entretenir l’espace de travail ou l’atelier doit être une partie inhérente au travail et non pas une activité ponctuelle.

4. Seiketsu - Ordre

Conserver l’ordre et la propreté en établissant les responsabilités de chacun. Un système de contrôle visuel permet d’assurer encore une fois un rythme de travail sans interruption et un meilleur partage des espaces et le matériel mis en commun.

5. Shitsuke - Rigueur

Cette étape consiste à formaliser et intégrer les quatre opérations précédentes tout en impliquant chaque employé dans le maintient rigoureux de cette habitude de travail.

En résumé, on doit se poser quatre questions :

  • Quoi? Décider ce qui doit être conserver, le reste est archivé ou jeté.
  • Ou? Déterminer l’emplacement de chaque élément, du plus petit au plus important
  • Comment? Concevoir un système d’organisation et de contrôle visuel.
  • Qui? Responsabiliser tout le monde au maintient de l’ordre

Avantages et Valeur ajoutée

Les objectifs visés par cet outil de la qualité sont l’élimination du gaspillage (en temps, en espace, en matériels et en efficacité) et l’amélioration du rythme du travail par une meilleure disposition au travail. De plus, pour les ateliers, l’implantation rigoureuse de la méthode améliore la sécurité et la qualité. Sans compter qu’elle favorise le travail d’équipe et qu’elle est un gage de respect des personnes, assure le professionalisme et l’efficacité d’exécution, améliore l’image de l’entreprise dans l’esprit des employés, tout en favorisant la perception positive des visiteurs et des clients.

Esterline/CMC Électronique a présenté lors du dernier Salon sur les MPA un projet d’amélioration grâce à la méthode 5S avec des résultats probants : Améliorer l’aire de travail du laboratoire d’étalonnage grâce à la méthode 5S. Voyez comment l’implantation de la méthode 5S leur est bénéfique et améliore leur processus, en plus d’avoir une aire de travail agréable et efficace.

Je vous invite à nous faire part de vos projets d’implantation de la méthodologie 5S dans votre organisation. Les bons coups comme les dificultés rencontrées.


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