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Pour réduire le gaspillage dans les PME

Mardi 20 janvier 2009

La société d’État RECYC-Québec et le gouvernement du Québec mettent à la disposition des entreprises un guide de réduction des déchets en entreprise. En fait, le gouvernement étend l’initiative de son programme de réduction des déchets dans ses ministères et organismes publics, le programme VISEZ juste, à toutes les entreprises du Québec.

Le programme Déchet zéro au boulot s’attarde à quatre niveaux d’actions pour la réduction des matières résiduelles et sont présentées dans un ordre d’importance ou hiérarchique, il s’agit des 3R-V, soit:

  • Réduction à la source
  • Réemploi
  • Recyclage
  • Valorisation

Les 3RV constituent le premier principe de la Politique québécoise de gestion des matières résiduelles. Il s’agit de la hiérarchie des actions à privilégier pour une saine gestion des matières résiduelles : Réduction à la source, Réemploi, Recyclage et Valorisation. L’élimination des déchets ultimes constitue évidemment le dernier recours.

Avantages d’implanter un programme Déchet zéro

Les avantages d’implanter un tel programme en entreprise sont multiples. D’un point de vue économique, la gestion des déchets, surtout la réduction à la source permettra de réduire les coûts d’achats de certaines fournitures et réduire le gaspillage. Les tenants du principe Lean devraient adhérer à une telle démarche.

Les entreprises participant à ce genre de programme profitent d’une perception positive de la part de leurs partenaires d’affaires et de leurs clients, sans compter que la mobilisation des employés et leur attachement à l’entreprise peuvent en être accrus. Évidemment, l’avantage principal est l’impact positif de l’adoption du Lean, heu comment dire, du… Lean dustbin! La participation prépare également les entreprises dans l’adoption de pratiques plus systématiques comme le développement durable ou ISO 14001.

Guide de gestion des déchets pour les entreprises

Le Guide Déchet zéro au boulot est simple d’utilisation, pésenté étape par étape, avec les références et outils nécessaire pour chacune de ces étapes. Voici les 10 commandements de la gestion des matières résiduelles :

J’attire votre attention sur un autre guide de gestion des déchets, le Guide de gestion des matières résiduelles à l’intention des dirigeants de PME, dans lequel on présente les cas pratiques d’entreprises qui ont relevé le défi et des bénéfices qu’elles en ont tirés. C’est en plus un guide opérationnel pratique et un répertoire de ressources et de références. On n’a plus d’excuse pour ne pas agir!

ICI ON RECYCLE

La tendance ne se dément pas, les entreprises sont de plus en plus nombreuses à prendre le virage vert en adoptant des pratiques écologiques. Les 61 organisations qui ont atteint le niveau Performance du programme ICI ON RECYCLE au printemps 2008, le confirme. Ces établissements et entreprises ont été reconnus parce qu’ils ont adopté des mesures permettant une gestion exemplaire des matières résiduelles. Consultez le communiqué qui présente également la liste des établissements attestés.

Référez-vous aux détails du programme pour vous inspirer ou pour vous comparer aux meilleures pratiques de gestions des déchets.

Pour aller encore plus loin, les Phénix de l’environnement rendent hommage à l’excellence des contributions à la protection de l’environnement et au développement durable. Pour connaître les entreprises primées et leur projet ou pour appuyer votre démarche en développement durable, le site est un incontournable.

Il reste tout de même beaucoup d’effort à faire, particulièrement dans le secteur industriel et commercial pour atteindre les objectifs selon le Bilan 2006 de la gestion des matières résiduelles au Québec

Il est peut être opportun de mettre en place un projet qui permet de réduire le gaspillage, qui mobilise toute votre équipe et qui est positif en soi pour l’environnement et la société. Dans un contexte de morosité, un projet mobilisateur pourrait avoir des effets positifs sur le moral des troupes.

L’avenir de la qualité : une étude de l’ASQ

Lundi 20 octobre 2008

L’American Society for Quality (ASQ) vient de publier sa 5e étude sur l’Avenir de la qualité titré Aucune frontière (ASQ’s Future of Quality Study : No Boundaries). L’ASQ publie ces études à tous les trois ans depuis 1996 afin de favoriser la discussion sur les enjeux de la qualité dans le monde, pour les organisations et pour les professionnels.

L’Institut National de la qualité (INQ) présente ce soir la cérémonie de remise des prix de la qualité, (24th Annual Canada Awards for Excellence) et demain aura lieu leur événement qualité : Performance Excellence Summit : From Good to Great to Excellent. Lors de ces rencontres, le professeur Shoji Shiba, l’un des nombreux participants à l’étude, discutera des pistes de développement lors d’une table ronde avec des représentants de l’ASQ et de l’INQ. Notez que le professeur Shiba est également l’invité du MQQ lors du Salon sur les Meilleures pratiques d’affaires 2008 et pour un atelier de deux jours les 22 et 23 octobre intitulé : Réinventez votre entreprise.

L’étude s’articule en trois sections. La première présente les forces principales déterminantes pour l’avenir de la qualité, ensuite on y développe quatre scénarios éventuels comme cadre de réflexion, puis finalement on propose quelques idées et suggestions de thèmes, issue des rencontres des quelque 100 panélistes de partout à travers le monde qui ont collaborés à cette réflexion.

Sept forces principales transformant l’avenir de la qualité

  • Mondialisation : Ouverture à de nouveau marché; défis dans la gestion de la qualité qui se globalise et qui voit sa chaîne de valeur se délocaliser.
  • Responsabilité sociale : La responsabilité sociale des entreprises n’est plus simplement une affaire morale, mais génère de bonnes occasions d’affaires. Les consommateurs, mieux informés et structurés, exigeront plus de transparence des pratiques d’affaires des entreprises.
  • Nouvelles dimensions pour la qualité : Leadership dans la création d’innovation pour créer plus de valeur pour le client ; culture d’organisation apprenante, compte tenu de la rapidité des changements et de la diminution du cycle de vie des produits.

If control and improvement are the traditions of quality, it is clear that a new collection of competencies is needed if quality is to have much relevance in a world changing at an accelerating rate. (…) Clearly, innovation without quality is a non-starter.

  • Vieillissement de la population : La pénurie de main d’œuvre annoncée crée une pression sur la rétention de l’information et le niveau cumulatif de l’expérience des organisations.
  • Demandes pour les soins de santé : Corollaire de l’élément précédent, la demande en soins de santé et l’explosion des coûts des technologies implique un assainissement nécessaire des processus administratifs et des actes médicaux.
  • Préoccupations environnementales : Il est devenu urgent d’agir et les entreprises comprennent la nécessité d’inclure les principes du développement durable pour la pérennité de leurs affaires.
  • Technologie du XXIe siècle : Certaines percées technologiques changent drastiquement le modèle d’affaires des organisations. Les principes de la qualité sont essentiels pour guider les changements en rupture, mais le défi est d’adapter la méthodologie à ce nouvel environnement en constante évolution.

Quatre scénarios

L’étude propose quatre scénarios, d’une vision utopiste à une vision apocalyptique, afin de susciter la réflexion et d’identifier l’impact des changements perçus sur les sept forces principales identifiées au préalable. La place de la qualité est indéniable pour répondre aux défis de l’heure, d’autant que la méthodologie de la gestion de la qualité est la mieux habilitée à répondre aux exigences de la responsabilité sociale, de la rapidité des transformations technologiques et également pour répondre aux exigences du développement durable et de l’innovation et du leadership.

Implications

L’ASQ a lancé un véritable appel à la réflexion sur les enjeux et au partage des points de vue afin de diriger le changement plutôt que d’y réagir. Votre point de vue sur ces tendances nous intéresse. Je vous invite à lire l’étude, qu’on peut télécharger gratuitement ici, et à nous soumettre vos commentaires.

La communauté de la gestion de la qualité et de l’amélioration continue devrait selon les auteurs considérer cinq éléments de base pour améliorer le positionnement de la qualité face aux enjeux actuels :

  • Faire entendre le message / Getting the message heard
  • Rapidité / Speed
  • Pertinence, savoir et formation / Relevance, knowledge, and learning
  • The bottom line, the top line, and the triple bottom line

The quality professional needs to know the language of the audience. (…) it’s their language quality must learn, with sensitivity for the culture where the message is directed

  • Systèmes de processus / Process to systems

(…) as quality proves its value for global enterprise, it is now called to adress even larger system issues such as sustainability. Process thinking alone will not be sophisticated enough for issues of global scale

L’étude recense également une série d’idées pour alimenter la réflexion. Les suggestions sont pertinentes et concernent les trois niveaux d’implications sur la qualité, les organisations et les professionnels. Je vous invite à les lire, d’autant que la gestion de la qualité telle qu’on la connaît semble être à une croisée des chemins. Comment inclure les technologies, les principes de responsabilité sociale, d’innovation, de leadership et de développement durable dans la méthodologie de la qualité ? Quelles sont les compétences clés nécessaire au développement de la qualité ?

En conclusion, quelles actions doivent être prises pour appuyer les organisations et les professionnels de la qualité pour composer avec les enjeux actuels et les forces en présence sur le marché ? C’est un appel à tous pour nous alimenter sur vos préoccupations et vos besoins. On attend vos commentaires.