Certains restaurants à service rapide étonnent par leur efficacité. Comment font-ils pour servir autant de clients en si peu de temps et avec aussi peu de personnel ? Leur secret est dans la répartition des tâches. Dès la prise de commande, les tâches sont exécutées dans un ordre qui dépend de la disponibilité des employés. Si un employé n'a pas eu le temps de terminer une opération, c'est le suivant qui la complétera et qui poursuivra l'exécution de la commande.
Cette méthode, appelée chasse au lapin, limite les goulots et maintient le flux de production au maximum jusqu'à la fin du processus. Elle assure l'équilibrage automatique des tâches et le maintien d'une cadence efficace en dépit de bris d'équipement, d'arrêts non planifiés, de l'intégration de nouveaux employés, etc.
Lorsqu'un incident se produit sur une ligne d'assemblage traditionnelle, toute la ligne s'arrête. Avec la chasse au lapin, le flux est maintenu et la fabrication se poursuit, quels que soient les événements. Lorsqu'un opérateur ne peut poursuivre les opérations, soit qu'un autre opérateur prend sa place et que toute la ligne bouge (on parle alors de mouvement de main-d'oeuvre), soit que cet autre opérateur rapporte la pièce à son poste pour terminer l'ouvrage du premier (mouvement de matière).
La chasse au lapin permet donc de rester efficace en retirant au besoin des personnes du processus, mais en augmentant le temps de cycle. Elle offre donc une plus grande flexibilité que la ligne de montage, qui nécessite une personne par poste.
Les résultats escomptés
Les conditions de succès
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