D'abord, on identifie un processus oò l'équilibrage est difficile à effectuer avec les méthodes habituelles. C'est à celui-là qu'on appliquera la méthode de la chasse au lapin. Cette dernière s'applique mieux à des cellules de travail et à de l'assemblage manuel, mais elle peut aussi à la limite s'appliquer à des postes décentralisés utilisant de la machinerie, ce qui demande toutefois beaucoup plus de flexibilité et de formation.
Ensuite, on répartit et on standardise les tâches du processus de la faûon suivante :
Afin d'optimiser le flux de production, il faut créer un système de repérage qui permet d'identifier rapidement les problèmes potentiels. Un tel système permet aussi d'identifier (lors d'un mouvement de main-d'oeuvre) le moment oò l'employé doit aller aider son collègue en aval et le moment oò il doit revenir à son poste.
Sur les lignes d'assemblage et dans des aménagements fonctionnels, on utilise souvent des lumières à cette fin. Par exemple, une lumière verte indique que le produit circule bien alors qu'une lumière rouge indique un goulot. Par contre, dans un contexte cellulaire, il arrive que la proximité des postes de travail et une bonne communication entre les employés éliminent la nécessité d'un signal visuel ou sonore.
La mise en place de la chasse au lapin passe évidemment par les employés. Ils doivent être impliqués dans l'ensemble des changements. Il faut d'abord les former aux tâches du poste en aval et du poste en amont. C'est le strict minimum pour le bon fonctionnement de cette méthode. On peut toutefois étendre la formation à tous les postes de travail pour assurer une flexibilité complète. Cela permettra de faire des rotations périodiques dans les activités et de toujours mettre l'employé le plus rapide à la fin du processus. Comme les employés connaîtront mieux l'ensemble du processus, ils seront davantage responsabilisés.
On implante maintenant la chasse au lapin dans le processus qui a été ciblé. Si on procède graduellement et avec l'appui des employés et des dirigeants, on pourra revoir par la suite l'ensemble des processus de fabrication afin d'optimiser les flux de production. On pourra aussi mettre en place un processus de validation et d'amélioration continue, qui assurera la progression constante de l'entreprise.
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