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Comité de santé et de sécurité

1Créer un comité de santé et de sécurité

La mise en oeuvre d'un comité de santé et de sécurité est un défi de taille. Pour effectuer cette démarche importante, il est préférable de faire appel à des ressources et des compétences du milieu. Voici comment démarrer.

  • Établir les règles de formation du comité en se référant à la loi (au Québec : Loi sur la santé et la sécurité du travail). Celle-ci établit les mécanismes de participation des travailleurs, des employeurs et de leurs associations respectives en vue d'éliminer à la source les facteurs de risque au travail.


  • Faire appel à une association sectorielle paritaire (ASP). Présentes dans les principaux secteurs d'activité, les ASP offrent notamment des services de formation, d'information, de recherche et de conseil.


  • Choisir les membres - employés, représentants syndicaux, cadres intermédiaires, voire même vice-présidents - et aviser officiellement les instances concernées de la formation du comité. Au Québec, la CSST est l'une de ces instances.

 

2Adopter une vision commune

Il est essentiel que les membres du comité s'entendent sur une vision commune et une façon de travailler. On s'assure ainsi d'un engagement plus grand de la part de tous, y compris des syndicats et de la haute direction. Un climat de partenariat permet d'éviter les confrontations.

3Travailler avec persévérance

Pour que des résultats substantiels apparaissent, il faut laisser le temps au comité de s'implanter et de trouver son mode de fonctionnement. Le comité s'occupera en priorité d'analyser les postes de travail ainsi que les méthodes qui n'ont pas été remises en question depuis des années. La perception des employés, la crédibilité de la direction et l'image corporative sont des facteurs déterminants de réussite à cet égard. Les solutions seront efficaces dans la mesure où elles auront obtenu l'adhésion des intéressés, ce qui peut prendre du temps. Il faut persévérer, car le délai entre l'action et son résultat varie, selon les cas, de quelques mois à quelques années.

4Étudier de près les comportements

Comment expliquer que des employés arrivent à maîtriser le fonctionnement d'une machine ou un protocole d'administration de soins alors que, dans une organisation concurrente, on connaît tous les désagréments possibles : pannes, infections, accidents du travail ?

Cette différence peut-elle s'expliquer par les pratiques de travail ? Les règles de sécurité en vigueur ? Le système de gestion ? Le comportement de l'employeur ? Le comportement de chacun des travailleurs ? L'ordre de ces interrogations n'est pas fortuit : il montre la façon dont ont évolué les entreprises canadiennes les plus avancées dans le domaine de la prévention. La démarche préventive a d'abord porté sur des aspects extérieurs à l'individu (machines, environnement, mécanismes structurels, gestion, etc.). Mais depuis des années, elle s'intéresse aux résultats de l'interaction d'êtres humains (travailleurs, contremaîtres et autres dirigeants et dirigés) avec des outils, des processus et un environnement de production ou de service pouvant être à la source d'accidents ou de maladies.

Le comportement humain doit donc être au centre des préoccupations de tout comité de santé et de sécurité. Un système utilisant des méthodes adéquates d'observation, de communication, d'analyse, de suivi et de renforcement donnera une vue d'ensemble plus claire et permettra au comité de mieux anticiper les incidents.

5Rajuster le tir par un audit

Lorsque le programme de prévention a atteint sa maturité et que les efforts déployés par l'entreprise sont censés donner tous leurs fruits, il est temps de faire le bilan. Un outil de diagnostic puissant est alors fort utile : l'audit de santé et de sécurité.

Contrairement aux méthodes de contrôle classiques, l'audit ne s'intéresse pas seulement aux résultats obtenus, mais aussi et surtout aux forces et aux faiblesses des moyens à l'origine de ces résultats. L'approche est similaire à celle utilisée avec les normes ISO. À la lumière des recommandations des auditeurs, le comité de santé et de sécurité doit prendre les mesures appropriées.


Collaboration spéciale : Jean-Guy Legendre

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