Erreur ou défaut ?À l'opposé des autres méthodes d'inspection, l'approche poka-yoké vise à contrôler les erreurs elles-mêmes et non les défauts. Par exemple, le fait d'oublier d'éteindre les phares d'une voiture ne constitue pas un défaut, mais une erreur. Il y aurait défaut si, à cause de cette erreur, la batterie se vidait et empêchait la voiture de démarrer. L'ajout d'un signal sonore alertant l'automobiliste permettrait d'éviter que l'erreur n'engendre un défaut : c'est cela, l'approche poka-yoké. |
Trouver les problèmes actuels (ou potentiels si on en est encore à l'étape de conception). Souvent, l'AMDEC est utilisée pour déterminer les problèmes potentiels du processus qui devront faire l'objet de vérifications particulières (voir fiche AMDEC). Toutefois, les méthodes de remue-méninges et l'analyse de l'historique qualité (retours des clients, quantité de rebuts, causes de pannes, etc.) peuvent s'avérer efficaces. La première fois, il est préférable de se concentrer sur un seul processus.
Les problèmes identifiés doivent être rangés en ordre de priorité, ce qui permettra de concentrer les efforts et les ressources sur les aspects stratégiques et rentables. Utiliser les histogrammes de fréquences, de criticité et de coûts (inspections, réparations, rebuts et autres coûts intangibles) en se basant sur une analyse de Pareto (voir description du diagramme de Pareto).
Idéalement, les dispositifs poka-yoké doivent être utilisés pour éliminer les causes des problèmes et non les problèmes eux-mêmes. Toutefois, dans certains cas, l'élimination des causes s'avère difficile et il faudra se résigner à contrôler les problèmes. Il est malgré tout important de toujours bien comprendre les causes des problèmes. À cette étape, le graphique en arête de poisson d'Ishikawa (voir description du diagramme causes-effet) et la méthode du QQOQCPC (quoi ? qui ? où ? quand ? comment ? pourquoi ? combien ?) sont très utiles.
Il existe une multitude de dispositifs poka-yoké qui permettent de résoudre les problèmes. Plus simple sera le dispositif, plus faciles seront les contrôles à 100 %. En outre, pour assurer un temps rapide de réaction, il est important que le dispositif soit le plus rapproché possible de la cause. Il faut donc analyser le processus afin de déterminer quel type de contrôle on peut mettre en oeuvre (voir fiche Analyse des processus). Il y a trois types de contrôle :

*Il ne s'agit pas vraiment d'un dispositif anti-erreur, car l'erreur peut se produire si l'opérateur n'est pas attentif.
Il est nécessaire également de sélectionner le dispositif poka-yoké en pensant à l'objectif et au résultat à atteindre. Voici un exemple présentant différents objectifs de poka-yoké :

Installer les dispositifs, former les opérateurs et élaborer des procédures d'utilisation et de vérification. Le succès de l'approche poka-yoké est directement relié à l'utilisation continue et adéquate des dispositifs. Il est également très utile de prévoir une procédure permettant de bien mettre en évidence les dispositifs poka-yoké lorsqu'ils sont hors d'usage ou en réparation.
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