Cette étape consiste à répondre à la question : pourquoi changer ? Une organisation ne change pas uniquement pour changer. Elle change pour obtenir des résultats plus satisfaisants, pour régler un ou des problèmes de performance actuels ou anticipés dans les zones de performance internes et externes de l'organisation.

La première étape a pour objet de définir clairement l'écart entre un niveau de performance obtenu et un niveau de performance souhaité.
Les causes d'un problème sont souvent multiples, interreliées et complexes. Les mêmes causes ne produisent pas toujours les mêmes effets. Le diagnostic a pour but de « simplifier la complexité » en recherchant la ou les causes fondamentales liées aux écarts de performance constatés.

Il faut à cette étape identifier les éléments interreliés aux éléments principaux. Les systèmes, structure et ressources sont intimement liés : une intervention sur l'un d'eux produit des effets sur l'autre. Quant au système social, il est touché par toute démarche de changement même lorsque celle-ci ne le vise pas directement.

Dès qu'un changement s'annonce, un phénomène normal et légitime se développe : les individus résistent. C'est tellement normal qu'on dit que s'il n'y a pas de résistance, il n'y a pas de changement.
Les résistances peuvent se manifester de façon directe (refus, agressivité, boycottages, griefs, etc.) ou indirecte (mise en place de comités, rapports de discussion, discrédit des initiateurs, etc.).
Les résistances peuvent tenir à la nature même du changement, à la manière de l'implanter ou aux particularités individuelles. Comprendre les sources des résistances aide à y faire face :
Il s'agit à cette étape d'évaluer le réalisme du projet en cherchant dans l'environnement interne et externe les facteurs favorables et défavorables au changement. La méthode de l'analyse des champs de force peut être utile :
Il est recommandé de prévoir à la fois des actions pour accroître les forces positives et des actions pour réduire les forces négatives.
Les nouveaux objectifs de performance représentent les résultats ultimes d'une démarche de changement. Ils doivent être mesurables par un indice, comporter une date d'échéance, être stimulants et réalistes.
Le type d'implantation d'un projet de changement varie selon l'urgence et l'ampleur du changement. Plus le changement est urgent, plus la démarche d'implantation est structurée et contraignante. Plus l'ampleur du changement est grande, plus le processus d'implantation doit miser sur le soutien et la participation des ressources humaines. Plusieurs stratégies de déploiement sont possibles (implanter partout à la fois, en cascade, dans un seul service pour commencer, etc.).
Comme tout autre plan de réalisation, il doit comporter :
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