RECHERCHE
  
Retour à la liste

Programme de gestion des idées en entreprise

Avant toute chose...

Le succès d’un programme de gestion des idées repose sur une culture qui valorise la créativité, l’innovation et la collaboration.

Il ne s’agit pas là que de mots à la mode. On doit encourager la création des idées, les accueillir, prendre le temps de les traiter avec rigueur et diligence et les implanter si elles s’avèrent constructives et porteuses. Un deuxième facteur de succès s’impose : l’engagement et l’implication de la direction non seulement à l’égard du programme en tant que tel, mais aussi en ce qui concerne les efforts et les énergies à déployer en cours de route pour favoriser son plein potentiel.

1Confier la gestion du programme à une personne-ressource au sein de l’organisation

Le mandat de gérer un programme de gestion des idées exige du temps et des énergies. La réalisation de ce mandat doit figurer dans le descriptif de tâches de la personne-ressource désignée, laquelle est idéalement reconnue pour son dynamisme et son talent de rassembleur. Il faut toutefois bien comprendre que cette personne-ressource aura besoin d’autres ressources de l’organisation pour l’appuyer et l’aider dans sa démarche. En ce sens, l’engagement de la direction et de tous les employés est indispensable.

2Élaborer et promouvoir le programme

  1. Préciser les modalités du programme

    Des questions s’imposent à cette étape. Le programme de gestion des idées en entreprise sera-t-il ouvert à tous, peu importe leur place dans la hiérarchie ? Est-ce qu’un employé peut présenter plus d’une idée dans une période de temps donnée ? Peut-il suggérer une idée qui déborde de son champ d’action ? Est-ce que l’idée doit être implantée par l’employé lui-même ?
    Les réponses permettront de bien cerner à qui s’adresse le programme et de définir les conditions nécessaires à son bon déroulement.

  2. Établir les critères de recevabilité d’une idée

    Pour qu’un programme de gestion des idées demeure simple à gérer et qu’il favorise l’adhésion, il faut prendre le temps de bien le structurer avant de le lancer et de le promouvoir.

    Pour ce faire, il faut se questionner sur les buts précis recherchés et sur la nature même des idées.

    Les suggestions admissibles doivent-elles améliorer la qualité d’un produit/service, diminuer les coûts de fabrication, accroître la productivité de l’organisation, bonifier les conditions de travail et la sécurité au travail, accroître la notoriété de l’organisation ? Cherche-t-on des résultats à court ou à moyen terme ?

    En s’interrogeant sur ces critères de recevabilité, le responsable du programme sera à même de positionner clairement les attentes de l’organisation et d’établir les paramètres qui s’imposent.

  3. Définir les étapes du processus : de l’idée à la réalisation

    Nous proposons ci-dessous un processus simple pour l’application d’un programme de gestion des idées en entreprise.

    1. L’idée est proposée à l’aide des moyens de communication de l’entreprise (formulaire papier, intranet, courrier électronique, etc.).
    2. L’idée est évaluée par la ou les personnes responsables.
    3. L’employé reçoit une réponse (pour les idées retenues comme pour celles déclinées).
    4. Un geste de reconnaissance est fait à l’égard de l’employé (voir « d » ci-après).
    5. L’idée est implantée (au moment jugé opportun par l’organisation).
    6. Les informations et indicateurs-clés suivants sont consignés :
      • nombre d’idées émises ;
      • nombre d’idées approuvées ;
      • nombre d’idées implantées ;
      • nombre d’idées par employé ;
      • classement et description des idées ;
      • économies générées (temps, argent, énergie) ;
      • évaluation de l’amélioration de la productivité ;
      • taux de participation ;
      • taux d’amélioration du climat de travail ;
      • taux d’évaluation créative de l’idée (si cet outil d’évaluation est utilisé) ;
      • etc.
    7. Le programme fait l’objet de campagnes de promotion (tirages, thèmes, publicité).


    Un processus bien établi permet à l’employé d’avoir réponse aux questions suivantes :

    • Comment, où et quand dois-je déposer mon idée ?
    • Est-ce que j’aurai un accusé de réception ?
    • Combien de temps dois-je prévoir pour savoir si mon idée a été acceptée ?
    • Lorsque je propose une idée, qu’elle est sélectionnée et qu’elle est implantée, est-ce que cela me donne quelque chose ?
    • Est-ce que l’on fera savoir à l’ensemble des employés que l’idée vient de moi ?


    Cette réflexion amènera le gestionnaire à se questionner sur le processus de présentation des idées et sur les informations nécessaires pour sélectionner et analyser les idées soumises :

    • Est-ce que l’idée doit être accompagnée d’un court texte démontrant l’utilité ou le bien-fondé de celle-ci ?
    • Les données concernant les idées doivent-elles être obligatoirement mesurables ou peuvent-elles être subjectives ?
    • L’idée doit-elle être accompagnée d’une estimation des économies ou des gains potentiels ?
    • Comment et par qui s’effectueront les analyses et la sélection des idées ?

    En s’interrogeant sur ce type de questions, la personne-ressource pourra déterminer les informations à promouvoir pour lancer le programme.

  4. Mettre en œuvre le programme de reconnaissance

    Il est indispensable d’établir un programme de reconnaissance des idées déposées, sélectionnées et implantées. Chaque organisation a intérêt à proposer un programme répondant à ses valeurs et harmonisé au profil de ses ressources. Les solutions ne manquent pas : récompense financière, certificats ou lettres de félicitations de la direction, système de points échangeables contre des cadeaux et primes, etc.

  5. Établir des critères de mesure

    Pourquoi se donner des critères d’évaluation ?

    • Pour appuyer l’ensemble du programme sur une procédure solide, objective et connue de tous (voir « c » ci-dessus).
    • Pour mesurer les impacts d’une idée et pour faciliter le programme de reconnaissance (voir « d »).
    • Pour avoir des résultats tangibles sur lesquels pourront s’ancrer les actions de promotion du programme.

3Promouvoir sans cesse le programme

Tout nouveau, tout beau… mais force est de constater que même les meilleurs programmes de gestion des idées s’essoufflent si des activités de promotion ne sont pas régulièrement organisées : défis pour l’année qui commence, ajout d’un nouveau moyen de reconnaissance, concours spécial relié à l’obtention d’une reconnaissance extraordinaire, etc. Si les façons de mousser le programme varient selon les organisations, il est important de se rappeler deux principaux facteurs de succès : faire connaître publiquement les résultats des idées implantées et se rappeler que l’on est plus apte à participer à un programme si l’on y trouve son bénéfice.

Conditions de succès

  1. Avoir l’engagement de la haute direction.
  2. S’assurer que la gestion du programme ne repose pas uniquement sur son responsable.
  3. Situer la participation et la reconnaissance de l’employé au cœur de la démarche.
  4. Maintenir la démarche simple, rapide et concrète.
  5. Créer un climat favorable en faisant preuve d’écoute, de respect, d’équité et de compréhension.
  6. Établir clairement et faire connaître les critères de recevabilité d’une suggestion.
  7. Avoir un processus de gestion qui donne des résultats rapides (analyse – acceptabilité – reconnaissance – réalisation).
  8. Se donner des objectifs mesurables.
  9. Fournir une reconnaissance immédiate (financière ou non) à la suite de l’implantation d’une idée suggérée.
  10. Investir en communication pour assurer la promotion et la continuité du programme
  11. Améliorer constamment le programme.

Info

Ouvrages

LIV-4765, Robinson, Alan G. et Schroeder, Dean M., Les bonnes idées ne coûtent rien, Les éditions de l’Homme, 2006, 222 p.

LIV-4781, Gostick, Adrian et Elton, Chester, Des carottes en or, Gibbs Smith, Publisher, 2003, 110 p.

LIV-4789, Getz, Isaac et Robinson, Alan G., Vos idées changent tout !, Eyrolles Éditions d’Organisation, 2007, 207 p.

Vidéo

Vidéo DVD-4101, Ministère du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation, en collaboration avec le Mouvement québécois de la qualité, Gestion des idées en entreprise, 2007, 25 min. Pour commander.

Références anglophones

LIV-4777, Tozawa, Bunji et Bodek Norman, Idea Generator: Quick and Easy Kaizen, PCS Press, 2001, 378 p.

LIV-4779, Gostick, Adrian et Elton, Chester, The Carrot Principle, The Free Press, 2007, 214 p.

Remerciements :

  • MDEIE
  • Paccar du Canada, usine de Sainte-Thérèse
  • Canlyte
  • L’Auberge Le Baluchon

Le contenu de cette fiche a été élaboré par Manon Richard et Pierre Marchand

Retour en haut
mai 12
  • L
  • M
  • M
  • J
  • V
  • S
  • D
  • 01
  • 02
  • 03
  • 04
  • 05
  • 06
  • 07
  • 08
  • 09
  • 10
  • 11
  • 12
  • 13
  • 14
  • 15
  • 16
  • 17
  • 18
  • 19
  • 20
  • 21
  • 22
  • 23
  • 24
  • 25
  • 26
  • 27
  • 28
  • 29
  • 30
  • 31
FORMATION 
ACTIVITÉ 
08 mai
Les Grandes Conférences Les Affaires

 Le Mouvement québécois de la qualité est fier de s’associer aux Grandes Conférences Les Affaires en conviant...

20 février
Réservez votre place aux premières loges du Salon MPA : soyez exposant !

La 20e édition du Salon MPA aura lieu au Palais des congrès de Montréal, le jeudi 8 novembre 2012.
Votre organisation a...

07 février
Devenez évaluateurs aux Grands Prix québécois de la qualité 2012

Joignez une équipe dynamique! Le ministère du Développement économique, de l’Innovation et de...

Accueil|Qui sommes-nous?|Nous contacter|Infolettre|Plan du site|Politique de confidentialité|Crédits
Mouvement québécois de la qualité 2012 © Tous droits réservés