Dans un contexte économique mondial de plus en plus compétitif, l’imposition de tarifs douaniers par les États-Unis représente une menace directe pour les entreprises québécoises. Ces barrières commerciales réduisent leur accès aux marchés étrangers, augmentent les coûts d’exportation et fragilisent leur position concurrentielle. Pour y faire face, une seule voie s’impose : améliorer la productivité.
Le Québec traîne historiquement un retard préoccupant en matière de productivité comparé aux autres provinces canadiennes. En 2024, la productivité annuelle du travail au Québec s’élevait à 59,00 $ par heure travaillée, contre 62,10 $ en Ontario et 74,10 $ en Saskatchewan. Ce décalage s’explique notamment par une sous-utilisation des technologies, un faible taux d’investissement en recherche et développement, et une organisation du travail parfois inefficace. Comparé à l’international, le Québec reste à la traîne par rapport aux pays développés. La productivité y est environ 31 % plus faible que dans ces économies avancées.

- Mesurez-vous la productivité dans votre organisation ? Quelle est votre formule; $ / hrs travaillées ou autre ?
Il y a toutefois du positif. Selon une analyse publiée en 2025, l’écart de productivité entre le Québec et la moyenne canadienne s’est réduit de 7,2 % en 2019 à 5,6 % en 2023, ce qui indique un certain rattrapage. Sur la période de 2019 à 2021, la productivité du travail au Québec a augmenté de 5,6 %, comparativement à 2,5 % pour l’ensemble du Canada et 1,5 % pour l’Ontario. Cela montre que le Québec progresse plus rapidement que ses voisins, même s’il part d’un niveau inférieur.
- Partagez-vous le même constat dans votre organisation ? Quels moyens mettez-vous de l’Avant pour y parvenir ?
Ce déficit de productivité a des répercussions directes sur le niveau de vie des Québécois. Selon le ministère des Finances du Canada, si la tendance actuelle se maintient, le retard économique du pays pourrait atteindre 18 000 $ par habitant d’ici 2060. Pour les entreprises québécoises, cela signifie une capacité réduite à offrir des salaires compétitifs, à investir dans l’innovation et à résister aux chocs économiques comme les tarifs américains.
Pour combler ce retard, mes expériences démontrent que les organisations doivent miser sur une séquence logique basée, sur l’humain, les processus et les technologies (dans cet ordre) :
- Investir dans la formation continue des employés;
- Améliorer et standardiser les processus;
- Favoriser une culture d’innovation et de collaboration;
- Implanter des technologies adaptées à votre contexte et favorisant la création de valeur.