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Webzine | 28 mai 2021

Plan de contingence – Employé(e) de production infecté(e)

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En cette période extraordinaire, le Mouvement québécois de la qualité vous permet plus que jamais de mettre à profit le savoir et l’expertise des organisations qui, tout comme la vôtre, sont membres chez nous. Depuis toujours, un des avantages d’adhérer au Mouvement est de « briser l’isolement », c’est d’autant plus vrai en ces temps difficiles ! Voici donc le compte rendu des réponses à une demande de coup de pouce concernant le plan de contingence à mettre en action dans le cas où un employé de production reçoit un diagnostic de COVID-19. Comment s’y préparer et quelles sont les actions à prendre dans le cas où ça se produit ?

Tout d’abord, des mesures doivent être mises en place pour réduire les probabilités que ça arrive. Une organisation peut diviser ses départements de service et ses zones de production en cellule. Le personnel œuvrant dans une cellule n’a aucune interaction avec le personnel œuvrant dans une autre cellule. Par exemple, la grande équipe de maintenance peut être divisée en plusieurs sous-équipes. Chaque cellule peut même avoir sa propre salle de pause et de repas (en louant des roulottes si nécessaire) et, idéalement, entrer/sortir de l’usine par sa propre porte dédiée. Dans le cas d’un environnement multisites utilisant habituellement une navette commune, chaque cellule doit plutôt utiliser son propre véhicule loué. Un registre d’entrée/sortie permet de documenter les interventions essentielles d’un employé dans une cellule qui n’est pas la sienne. Avec une telle structure, advenant qu’un cas de COVID-19 est déclaré, il est facile de mettre en quarantaine le minimum d’employés possible.

Si une organisation fonctionne sur plusieurs quarts de travail, on peut ajouter une heure entre la fin d’un quart et le début de l’autre pour procéder à une désinfection complète des équipements et des surfaces de travail. Le transfert de documents papiers est à proscrire ou même à éliminer complètement, il faut privilégier la numérisation autant que possible. Si certains secteurs de production nécessitent des sarraus ou autres vêtements, il faut également revoir la fréquence de nettoyage, les procédures d’habillage ainsi que de rangement de ces vêtements. Pour éviter les mauvaises communications, l’interprétation erronée, la variabilité entre les secteurs et le jeu du téléphone arabe, toutes les instructions en lien avec la COVID-19 doivent provenir d’une seule source (directeur de l’usine, directeur de production, etc.).
Quelques autres trucs en rafale pour limiter les risques de contamination :

  • Désinfection fréquente des poignées de porte, surtout aux heures d’affluence (début/fin de quart)
  • Laisser ouvertes en permanence les portes qui n’ont pas besoin d’être fermées pour que les gens n’aient pas à les toucher
  • Conversion des fontaines d’eau pour des modèles « sans contact »
  • Utilisation d’escaliers « à sens unique » pour diminuer les risques que les gens se croisent face à face
  • Réaménagement des postes de travail pour respecter la distanciation
  • Segmentation des heures de repas et des heures de pauses pour diminuer les regroupements d’employés et retrait de chaises dans les aires de repos et la cafétéria pour respecter la distanciation
  • Utilisation d’indicateurs visuels au plancher pour respecter la distanciation aux endroits où de l’engorgement est possible, comme à l’entrée de l’usine
  • Limiter le nombre de personnes présentes dans les fumoirs et les vestiaires
  • Limiter au maximum la présence des fournisseurs occasionnels sur le site aux activités essentielles (p.ex. bris d’équipement critique)

Dans certaines organisations, le non-respect des mesures extraordinaires instaurées pendant le contexte de la crise entraîne d’abord une suspension sans solde de l’employé. Une récidive peut mener au congédiement.

La prise de température à l’entrée de l’usine est en place pour beaucoup d’organisations. Idem pour les questionnaires faisant un rappel des symptômes courants du virus.  Si un employé développe ces symptômes, sa cellule peut être temporairement mise en arrêt en attendant le résultat du test. S’il s’avère négatif, la cellule peut réintégrer l’usine. Si le mode opératoire de l’usine ne permettait pas de limiter les interactions de l’employé, il faut lui demander, via une entrevue téléphonique, avec qui et quoi il a été en contact dans les jours précédant le diagnostic. Étant donné que la fiabilité de ces informations est questionnable, certains ont même prévu d’arrêter leurs opérations pendant 24 heures dans une telle éventualité, le temps de faire une désinfection complète des lieux. À noter que la santé publique doit être avisée de la détection d’un nouveau cas.
Même si aucun cas n’a été détecté pour l’instant dans votre organisation, préparez dès maintenant vos communications pertinentes aux employés, aux médias, etc. afin d’être prêt à réagir de façon optimale.

En fonction du secteur d’activités de l’organisation, le produit destiné aux clients doit également être considéré si un cas de COVID-19 est confirmé. Une traçabilité détaillée permettra de savoir les postes où l’employé contaminé a travaillé et par extension, les produits qu’il a manipulés. Plusieurs facteurs entrent en ligne de compte tels que la longévité du virus sur les différents types de surface, les opérations subséquentes (p.ex. si le produit a été cuit à haute température suite à la manipulation) et son utilisation imminente ou non par les clients.

À noter d’ailleurs que beaucoup de sources fiables ont de la documentation exhaustive sur le sujet :

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