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Résumé de congrès | 23 mai 2021 | Jean-René Caron

Revue des Semailles créatives 2021 de Créa-Québec

Par Marco Poutré, conseiller qualité, Mouvement québécois de la qualité

L’événement marquait la première année complète d’activités sans interaction physique avec les autres participants. Qu’à cela ne tienne! Le mode virtuel a permis de réunir de grands passionnés de la créativité non seulement du Québec, mais aussi d’Europe.

Pause créative no 1 – Votre souhait pour la journée

Anik April, animatrice et attiseuse de paroles, a ouvert l’événement avec le premier de ses trois ateliers. Elle nous a d’abord encouragés à nous vider le cerveau en pratiquant l’écriture automatique. La seule règle ? Ne jamais cesser d’écrire ! Sans faire la course, il ne fallait rien filtrer, mais plutôt laisser notre esprit divaguer et guider notre main. Je me relis aujourd’hui, quelques jours plus tard, et rien de ce que j’ai écrit n’a de sens. Mais sur le coup, cet exercice a probablement contribué à préparer mon cerveau pour cette journée riche en contenus.

Ensuite, Anik nous a invités à écrire :

  1. Un mot que nous aimons en raison de ce qu’il signifie ou tout simplement parce que sa sonorité est douce à notre oreille ou parce que son orthographe nous plaît.
  2. Un mot que nous détestons, pour les raisons contraires de celles exposées au point précédent.
  3. Un accomplissement dont nous sommes fiers.
  4. Un talent que nous avons.
  5. Un trait de personnalité qui nous représente bien et qui commence par la première lettre de notre prénom.

Par la suite, il fallait rédiger un souhait pour la journée en incluant les mots trouvés en 1-2-5. En sous-groupes, nous avons lu ce souhait aux autres avant de le partager dans la fenêtre de conversation de Zoom. C’est ainsi que nous avons transmis plein d’ondes positives, question de passer une bonne journée ensemble.

Mon souhait? Grâce à mon côté mobilisateur, j’aimerais amener les participants dans l’hyperespace de la créativité, là où aucune cigarette n’a jamais mis le pied!

Atelier no 1 – L’abécédaire de la créativité – Et si on l’écrivait ensemble?

Sylvie Courcelle Labrousse, facilitatrice et formatrice en créativité et innovation chez Inofaber, coanimait cet atelier avec Sylvain Rouillard, psychologue spécialisé en créativité et président de Créa-Québec.

Toutes les lettres de l’alphabet avaient été disposées sur un tableau blanc dans Klaxoon. Derrière chacune se trouvait un mot mystère en lien avec la créativité. Démontrant leur expertise dans le domaine et faisant preuve de spontanéité, les animateurs ont laissé les participants leur dicter les lettres. Ils ont ensuite improvisé un exposé sur la notion clé dévoilée. À l’occasion, ils reprenaient le contrôle en faisant appel au « J » (pour « Joker ») afin de s’assurer de couvrir certains mots pour lesquels quelques invités de marque avaient préparé un court exposé.

C pour Corps

La toute première lettre choisie ? Le C, derrière lequel se cachait le mot « corps ». Colette Chambon a pris la parole et nous a fait réaliser que, même si la créativité est d’abord un exercice intellectuel, notre corps tout entier joue un rôle crucial dans l’exploration des idées. Au son de sa voix reposante, nous avons fermé les yeux et nous nous sommes arrêtés pour prendre pleinement conscience de notre respiration avant de sentir la créativité interagir avec chaque partie de notre corps.

G pour Groupe

Sylvie nous a parlé des 4D qui la guident lorsqu’il s’agit de former un groupe pour réaliser un exercice de créativité.

  • Le Défi – Que cherche-t-on à accomplir ?
  • La Dimension – La taille du groupe aura des effets sur les techniques que nous pourrons utiliser. Passé un certain nombre de participants, il faut s’adjoindre un autre animateur ou faire une croix sur certaines techniques.
  • La Diversité – Le mélange des cultures, des sexes, des personnalités et des rôles, notamment, est une force pour l’entreprise. Plus le groupe est diversifié, plus l’exercice sera riche.
  • Le Désir – Dans la mesure du possible, n’invitons que les gens qui ont envie de participer. Les autres feront du présentéisme et ne contribueront qu’à une chose : susciter le malaise. À ce sujet, Sylvain a apporté un complément intéressant en soulignant qu’il est bénéfique de consulter individuellement les gens plus négatifs lors de la phase de clarification. Cette démarche ne changera probablement pas leur posture à l’égard de la situation, mais en dépit de leur apparente fermeture d’esprit, ils peuvent nous révéler quelques éléments supplémentaires à propos de notre défi.

L pour Luxe

À notre tour de travailler pour cette lettre ! En sous-groupes, nous avons dû réfléchir à ce qui constitue le plus grand luxe pour un créatif. C’est à ce moment que j’ai pris conscience de la grande qualité des participants à la séance. Nous n’avions que quatre ou cinq minutes pour réfléchir à la question. J’ai l’habitude de « prendre en charge » mon sous-groupe lors de tels exercices. Cette fois-ci, le court délai nécessaire à la transition entre la salle principale et les sous-salles, dans Zoom, était suffisant pour que les participants arrivent la tête remplie d’idées!

Rappelant de manière éloquente que la créativité ne se commande pas, la majorité des participants ont inclus une notion de temps dans leur énoncé. Disposer de tout le temps nécessaire pour trouver les bonnes idées, sans subir la pression habituelle des organisations, qui comptabilisent les heures « perdues » par les employés dans des remue-méninges qui s’étirent, est un ingrédient essentiel à la créativité. Autre élément de luxe parmi les plus souvent cités : se trouver entre amis et entre collègues qui s’apprécient. En somme, on pouvait déceler les cicatrices issues d’exercices passés, tantôt conduits avec un groupe dysfonctionnel ou tantôt réalisés sous la pression.

H pour Histoire

Guy Aznar a pris la parole pour nous proposer une petite histoire de la créativité en amorçant avec les travaux de Poincaré et en progressant vers les Osborn, Parnes, etc. Que de sagesse dans ses propos ! Tout ce préambule était en fait un prétexte pour arriver à définir le mot « créativité ».

L’expression « imagination créatrice » est un bon départ. L’« imagination » fait référence aux idées folles, alors que « créatrice » sous-entend que quelque chose de concret doit émerger à la fin. « Sortir des rails, revenir sur les rails » est un clin d’œil à la divergence et à la convergence. Mais n’oublions pas les contraintes. La principale contrainte d’un artiste créatif est son support – sa toile, sa peinture, le métal avec lequel il sculpte, etc. Notre principale contrainte est cette constante confrontation entre les idées et le cadre réaliste qui nous est imposé – les budgets, les ressources limitées, etc.

La version finale de Monsieur Aznar qui intègre les points mentionnés précédemment : la créativité, c’est l’art d’organiser des connexions entre un contenu imaginaire et des contraintes réalistes.

S pour Sport de combat

Je retiens de ce segment une contribution de Sylvain. Comme animateurs d’un exercice de créativité, lorsque notre participation prend fin, un long combat s’amorce habituellement pour le client. Ce dernier devra faire preuve de beaucoup de courage et de résilience pour convaincre les parties prenantes d’implanter les idées et de mener les projets à terme. Voilà qui m’a rappelé le fameux ratio inspiration/transpiration d’Einstein. Il est vrai que nous faisons face à notre part d’adversité pendant l’exercice créatif comme tel. Mais n’oublions jamais que notre client devra se battre longtemps après que tous les « post-it » auront été rangés!

P pour Posture

Sylvie a abordé l’importance de valider l’intention du promoteur de l’exercice de créativité, mais aussi de considérer la nôtre, comme animateur. Pourquoi est-ce que j’accepte ce mandat? Par enthousiasme? Par obligation? La réponse influencera à coup sûr notre posture.

L’animatrice a aussi parlé de notre tendance à surpréparer de telles animations. Il n’est pas question ici de se lancer tête baissée sans avoir pris le temps d’y réfléchir, mais il faut autant que possible s’en tenir à définir une structure générale de l’atelier, s’ajuster en cours d’exercice et lâcher prise pour le reste.

K pour Kaléidoscope

Ce n’était qu’une question de temps avant qu’un des participants mette les animateurs au défi avec le « K », lettre payante au Scrabble, avec laquelle on reste parfois coincé. À notre grande surprise, la lettre avait été attitrée à l’avance au troisième collaborateur à l’atelier, monsieur René Bernèche.

Quand on regarde dans un kaléidoscope, une toute petite rotation suffit à changer complètement le motif qui se présente devant nos yeux. Le principe est le même lors d’un exercice créatif : une étincelle, une idée, une technique utilisée par le facilitateur sont autant d’éléments susceptibles d’influencer le résultat final et transformer une image à l’origine terne et non inspirante en une mosaïque lumineuse qui éblouira tous les intervenants !

N pour…

La lettre N aurait pu être utilisée pour incarner de nombreux mots gravitant autour de la créativité : nouveauté, naissance, négociation? Mais nos animateurs avaient une tout autre idée en tête ! Ils ont formé des sous-groupes auxquels ils ont confié la délicate tâche de forger une définition digne du Larousse pour deux mots fictifs commençant par la lettre N.

Le premier : « nidées ». Mon premier jet évoquait la combinaison du mot « non » et du mot « idées » en référence à toutes les idées rejetées au terme d’une séance de créativité. Mortes au feuilleton en quelque sorte! On ne connaîtra jamais les retombées que ces idées auraient pu entraîner sur l’organisation. Mes coéquipiers, visiblement plus positifs, y ont vu le croisement entre le mot « nid » et le mot « idées ». Nous sommes complètement ailleurs, avec une définition qui évoque les idées prêtes à « éclore », n’attendant que d’être couvées pour voir enfin le jour.

Le deuxième mot proposé : « nonvergence ». Cette fois, impossible de ne pas voir le « non » qui est venu s’intégrer au mot « convergence »! On pourrait donc parler de l’indécision ou de l’hésitation d’un promoteur à donner suite aux idées sélectionnées lors d’une séance de créativité. Ou encore, comme l’a soulevé mon coéquipier du moment, René Bernèche, « un banc de brume qui nous fait perdre de vue l’objectif qu’on s’était fixé au départ ».

V pour Vision

Pour Sylvie, la vision correspond « au futur qui appelle l’équipe ». Beaucoup de références à l’objectif qui sert de guide aux participants ont été exprimées. La fin doit toujours justifier les moyens. La colère, la frustration et la douleur sont des moteurs qui nous poussent à nous mettre en mouvement. Cette force motrice peut être bénéfique au début de l’exercice. Mais attention : elle peut aussi encourager l’équipe à choisir des solutions « juste correctes » (good enough pour estomper la douleur) alors qu’elle aurait pu creuser davantage.

Sylvain a renchéri en rappelant cette habitude trop fréquente que nous avons de formuler l’objectif comme étant ce qui doit cesser, ce que nous devons arrêter de faire, ce que nous ne voulons plus qui arrive, etc. Au fond, qu’est-ce qu’on veut, qu’est-ce qu’on désire ? Une motivation naturelle s’installe quand on transforme le problème en défi, ce qui sera d’ailleurs l’objet d’une nouvelle formation qu’il animera au Mouvement en 2021-2022. À suivre!

T pour Technique

Sylvie a profité de cette dernière lettre pour clarifier la définition de quatre mots qu’on entend souvent quand vient le temps de préparer un exercice créatif : « technique », « méthode », « outil » et « support ». Des synonymes, croyez-vous ? Pas totalement.
La méthode désigne un ensemble d’étapes linéaires ou itératives. On peut la voir comme étant le plan maître à haut niveau d’un exercice créatif.

L’outil, pour sa part, fait référence à une activité de divergence ou de convergence menant à un résultat intermédiaire. On utilisera donc potentiellement plusieurs outils lors d’un exercice créatif.

Les supports peuvent être multiples : des « post-it », pâte à modeler, LEGO ou même logiciel en sont des exemples. Le même outil peut être utilisé avec un support différent, changeant ainsi complètement l’expérience des participants. Ne parler que du support en lui-même ne nous renseigne pas du tout sur l’outil. À ce propos, quelqu’un a déjà dit à Sylvie : « toi aussi, tu fais des « post-it »! ». Des paroles qui n’ont pas vraiment de sens!

Enfin, la technique vise la manière dont on utilise l’outil.

En résumé, dans notre méthode, à la suite de l’étape de clarification du mandat, il faut prévoir une étape de divergence au cours de laquelle nous pourrions décider d’utiliser le remue-méninge comme outil pour produire une liste d’idées. Nous pourrions ensuite recourir à la technique du remue-méninge écrit (brainwriting) et utiliser des « post-it » comme support pour que les participants y écrivent leurs idées.

La créativité… Pouvons-nous maintenant la définir?

En clôture d’atelier, nous avons planché en sous-groupes sur l’élaboration d’une définition de la créativité. Je n’étais personnellement plus capable de voir autre chose que l’excellente proposition de Guy Aznar à laquelle j’ai fait référence plus tôt. Toutefois, mes coéquipières du moment m’ont aidé à la bonifier ainsi : la créativité, c’est « l’art d’intégrer les trois intelligences (cognitive, émotionnelle et kinesthésique) pour accéder à un contenu imaginaire en vue de le concrétiser en tenant compte de contraintes réalistes. »

Et les autres lettres?

Je pense que je parle au nom du groupe en disant que nous aimerions bien voir la suite de cet abécédaire. D’autant que, compte tenu de la nature semi-improvisée de l’atelier, nous savons que Sylvie et Sylvain avaient prévu des contenus pour d’autres lettres qui n’ont pas été nommées au cours de cette demi-journée. À une prochaine peut-être !

Pause créative no 2 – Relier sept points pour aboutir à un texte puissant

Anik a repris le flambeau sur l’heure du dîner, proposant une activité facultative à laquelle beaucoup de participants se sont prêtés malgré le temps limité pour manger. Voici les détails de cet exercice qui fait d’abord divaguer notre esprit pour ensuite mener à un résultat très concret.

  • Sur une feuille vierge, disposez sept points aléatoirement.
  • Reliez ces points les uns aux autres, pas nécessairement avec des lignes droites. Vous êtes encouragé à laisser glisser votre crayon sur la feuille de toutes sortes de manières.
  • Refaites le trajet, pas nécessairement en repassant sur les mêmes lignes. Vous pouvez en créer d’autres. Commencez à écrire des mots qui vous viennent à l’esprit un peu partout sur votre feuille.
  • Prenez la feuille dans vos mains et tournez-la jusqu’à ce qu’une image précise vous vienne à l’esprit (un bateau, un papillon, etc.). Complétez ce dessin involontaire au besoin pour le raffiner.
  • Encadrez certains mots. Encerclez d’autres mots. Choisissez un mot qui n’a été ni encadré ni encerclé et composez une phrase avec ce mot.
  • Rédigez un court paragraphe qui fait un lien entre votre dessin et la phrase que vous avez composée. Encore une fois, malgré le chaos total duquel tout ceci semblait issu, il était enrichissant d’entendre ce que les gens avaient dessiné et écrit.

Atelier no 2 – Le modèle de Kano : pour cibler précisément les opportunités d’amélioration et d’innovation

J’animais un atelier sur le modèle Kano en après-midi. C’était d’ailleurs la raison initiale de ma présence à cette journée. Le modèle de Kano est un outil extrêmement simple qui fait beaucoup réfléchir. Vous trouverez une foule de références à son sujet sur le Web. Les membres du Mouvement peuvent aussi lire la fiche outil disponible sur notre site ou dans le Stratège qualité – Superhéros, tome 3.
Fondamentalement, Kano divise les besoins des clients en quatre catégories :

  • Les besoins de base : ils ne sont pas exprimés parce qu’ils sont tenus pour acquis : « Mon véhicule doit freiner, il doit être chauffé, etc. » Combler ces besoins peut au mieux rendre votre client indifférent. Ne pas y répondre entraîne le plus haut niveau d’insatisfaction du modèle.
  • Les besoins de performance : ils sont exprimés et font l’objet d’intenses comparaisons avec vos concurrents. L’autonomie de la batterie, la consommation d’essence, le nombre de pieds cubes disponibles dans le coffre arrière, etc. Chaque petite avancée incrémentale pour répondre à ces besoins augmente proportionnellement la satisfaction de vos clients.
  • Les besoins d’innovation : ils ne sont pas exprimés parce que, dans ses rêves les plus fous, le client ne s’attend pas à ce qu’ils soient comblés. Ne pas y répondre passera inaperçu. Toutefois, les combler suscitera le plus haut niveau de satisfaction du modèle.
  • Les besoins d’indifférence : ils ne sont pas exprimés puisque le client s’en fout essentiellement. Les combler ou non n’a aucune incidence sur la satisfaction de celui-ci. Si vous dépensez de précieuses ressources pour y répondre, peut-être est-il temps de faire une chasse aux gaspillages ?

Évidemment, dans le contexte d’une journée sur la créativité, l’accent a été mis sur les besoins d’innovation et sur l’état d’esprit dans lequel il faut se placer pour imaginer ce qui pourrait époustoufler notre client. C’est ainsi que nous obtenu un heureux mélange d’idées pour des produits/services de tous les jours. Est-ce qu’un salon de coiffure pourrait offrir une technologie de réalité augmentée pour permettre à ses clients de voir si la nouvelle coupe de cheveux dont ils rêvent leur convient ? Est-ce qu’une lampe de poche pourrait automatiquement diminuer en intensité lorsqu’elle détecte que son faisceau pointe directement sur un visage, prévenant ainsi des chicanes épiques entre des enfants?

Nous avons aussi entendu de beaux témoignages. Des exemples? Un participant en béquilles à qui un chauffeur d’autobus a dit « dans votre état, je vous débarque à l’endroit précis que vous voulez! » Une initiative de certains arrondissements de la Ville de Montréal qui, en attendant le remplacement des conduites d’eau en plomb, ont fourni des pichets de filtration et suffisamment de filtres de remplacement pour une année à tous les foyers sur leur territoire. Les besoins d’innovation sont ceux qui touchent votre client au cœur. Ces témoignages en sont une preuve éloquente!

Pause créative no 3 – La récolte de la journée

En clôture de journée, Anik nous a demandé d’écrire une question sur notre feuille. Encore une fois, pas de censure ! Il pouvait s’agir d’une question sur les contenus proposés au cours de la journée elle-même, sur la façon dont nous allions déployer certains apprentissages ou sur un tout autre sujet, même sans lien avec les contenus de la journée. Puis, nous avons souligné des mots à travers toutes les notes que nous avions prises depuis le matin. Nous avons produit un court texte avec ces mots avant d’établir un lien entre le texte et la question.

En sous-groupes, nous avons pu partager nos questions et nos textes. Le résultat était très varié. Je me trouvais avec une participante qui se demandait comment elle pourrait arrêter de remettre au lendemain le ménage de sa cuisine d’été et avec un participant qui s’interrogeait à savoir si nous sommes plus créatifs lorsque nous nous trouvons dans un contexte convivial, sans aucun stress, ou lorsque sommes placés devant des contraintes qui nous forcent à agir rapidement.

Ma question : « Où étais-je pendant toutes ces années ? » Je pensais à cette découverte de Créa-Québec et leurs journées d’ateliers très abordables (à 75 $, difficile de faire mieux !).

Et le texte que j’ai écrit est le suivant : « On peut sauver beaucoup de temps de surpréparation en ayant uniquement des participants qui ont le désir d’être là. Ça va donner une nidée très riche et on évite le piège de la nonvergence. On pourra d’ailleurs utiliser sans crainte les trois intelligences pour stimuler l’imaginaire des participants. »

Le lien que j’ai établi avec la question est que ce texte n’est qu’un des nombreux apprentissages que j’ai pu partager avec vous dans ce compte rendu et j’ai clairement l’intention de suivre de plus près cet organisme québécois de rayonnement international!

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